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​Le Grand Jeu de Sylvestre Sbile

​Anga Production 2010

Shortcut

Synopsis :
Chez les Hildebrandt, on est différents. On lit Libé, on va voir des expos, et on est conscients des malheurs du monde. Mais on aime son petit confort. Surtout le confort moral. Celui qui nous susurre à l’oreille qu’on est des gens biens. Et surtout si différents !


Aujourd’hui le Papa et la Maman fêtent leurs 40 ans de mariage. Tout le monde est heureux de se retrouver, et pour cause : on pense tous pareil. Mais un invité-surprise vient ébranler cette famille modèle. Le nouveau conjoint de la soeur a préparé une petite surprise, histoire de mieux s’intégrer. Il a disposé sur les assiettes des enveloppes de la Loterie Nationale, avec des tickets à gratter. Une bonne intention. Mais malheureusement c’est l’aîné qui gagne. Le seul qui n’a absolument pas besoin d’argent ! car il s’est enrichi grâce à de fumeuses installations d’Art Contemporain.


A partir de l’instant fatidique du grattage, les choses s’enveniment. On s’envoie des petites piques, sous prétexte d’humour. Puis le ton monte. Que fera-t-il de cet argent ? On se lève. On s’invective. On en vient presque aux mains. Mais au milieu de l’hystérie, une voix s’élève. C’est le nouveau beau-frère. Parviendra-t-il à réconcilier toute la famille ? Une famille où on lit Libé ! Et où on est conscients des malheurs du monde !


Intention du réalisateur :
En découvrant le scénario de Gilles Dal, j’y ai vu trois choses :
Un film vivifiant, qui propose la particularité assez rare de nous révéler à nousmêmes, tout en nous faisant rire.


Un parfait sujet de court-métrage, avec une situation universelle, un propos qui sied vraiment au format, le tout assorti - et c’est souvent là que le bât blesse dans les scénarios de courts-métrages - d’une vraie chute.


Enfin, un sujet qui permet de jouer avec les codes du cinéma, en revisitant un grand classique du 7ème art : la scène de table.
La qualité principale du scénario - et je vais donc m’efforcer de conserver cette qualité au film fini - est sans doute la densité. En respectant la règle de l’unité de lieu, de temps et d’action, le scénariste concentre dans un même espace un grand nombre de mesquineries, de tabous, de réflexes conditionnés… bref, tout ce qui fait notre humanité.


Sylvestre Sbile