KGS Supports

​L'amour ou pire encore de Christophe Verdonck

​Media Service Producion 2010

Shortcut

Synopsis :
C’est le plus beau jour de la vie de Bertrand. Elisabeth annonce qu’elle quitte définitivement son mari pour vivre avec lui. Le lendemain, en allant chercher ses dernières affaires, elle meurt dans un accident de voiture. Bertrand ne peut se résigner à cette fatalité. Il décide de prendre sa place, “légitime”, aux premières loges des funérailles. Le mari d’Elisabeth ne l’entend pas de cette oreille et fera tout pour qu’il ne puisse assister aux obsèques. Bertrand rencontre Claude, tenancier du café adjacant au cimetière. Claude lui propose de réaliser son rêve : réscuciter Elisabeth à tout jamais, pour qu’il puisse enfin vivre pleinement son amour. Il accepte la proposition. En contrepartie, il doit exhaucer le voeux de Claude et de sa femme, Gladice : “Avoir un enfant”.


Intention du réalisateur :
Qui ne s’est pas dit après une rupture? : « Je ne pourrai jamais l’oublier, jamais plus je ne tomberai amoureux». Pour que quelques temps plus tard, la vie nous rattrappe et nous fasse vivre une histoire d’amour encore plus forte. « L’amour ou pire encore » est bel et bien une histoire sur la vie, et plus particulièrement sur la renaissance de l’amour. Je définirai le thème du film comme suit : « Il n’y a pas d’amour sans partage ». Je ne compte jamais faire basculer le film dans un style burlesque.


La mort et l’empaillement ne seront pas traités de façon glauque ni même associés au domaine de l’horreur. Les personnages ne seront certainement pas dépeints comme des êtres malsains, dépourvus d’âme. Au contraire, il est essentiel pour moi de laisser se développer librement les rires, les peines, la vie, l’amour, …, les sentiments, sans jamais trop les appuyer. Je veux entraîner les spectateurs dans un récit au rythme soutenu d’un point de vue narratif. Les personnages seront toujours en avance sur l’histoire afin de perpétuellement garder les spectateurs en haleine. Ceux-ci doivent pouvoir s’identifier à eux car il s’agit avant tout d’une histoire entre êtres humains. Je suis conscient de la difficulté de certaines scènes, de l’ambiguïté du récit. Je me réjouis du travail qui m’attend avec les comédiens pour que l’histoire se décline toute en nuance.


Ce sont les situations, les réalités dans lesquelles évoluent les personnages qui font basculer cette histoire. Je compte également travailler dans ce sens avec le reste de mon équipe. Je crois en eux à 200% pour les avoir vus travailler durant mes 10 années d’assistanat à la mise en scène. Ils sont, pour moi, plus que de simples techniciens. Ce sont de vrais collaborateurs avec qui j’ai eu des échanges. Avec qui je me suis découvert des sensibilités communes et réciproques. Ma détermination à mettre au monde ce film est aussi grande que la volonté de Gladice à avoir un enfant.


Christophe Verdonck