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​Come What May M. Feyers & M. Bergeron

​SoupMedia Production 2011

Short movie

Synopsis :
Après de nombreuses années de vie commune avec Paul, Line veut revivre ces moments de bonheur oubliés.
Un mensonge de sa part oblige le couple à se retrouver. Paul accède peu à peu aux souhaits de son épouse, affronte ses émotions et redécouvre lui aussi des sensations et sentiments enfouis.


Intention du réalisateur :
L’expression « Come what may » (Advienne que pourra) évoque la part d’inattendu, la place à la surprise, l’imprévu, qui parfois peut disparaitre dans un couple au fil des années. Dans la vie, on rencontre parfois des couples, à tout âge, qui vivent plus côte à côte que véritablement ensemble. On sent que quelque chose d’heureux, un lien fort est bien là, sous-jacent, mais il s’est éteint, ne se manifeste plus. On a une seule envie, celle de briser le schéma. Par ailleurs, la perspective d’une fin proche provoque généralement un électrochoc qui pousse chacun à s’arrêter, réfléchir à ce qu’il est, ce qu’il a, à mieux l’évaluer et donner du sens à ses actes. Line, pour déclencher cet électrochoc, va inventer un mensonge romanesque pour recréer les circonstances des moments du passé, même si sa démarche est assez maladroite, pousser son mari à réagir, le placer émotivement en danger.


Le film met l’accent sur l’importance de jouir de la vie, d’ouvrir les yeux auprès de notre entourage proche. C’est une invitation à affronter les émotions et la fatalité du temps qui passe. Il exhorte à envisager les souvenirs non pas comme des moments à revivre à tout prix mais comme des outils pour envisager le présent et l’avenir. La fin n’est pas une « happy end » classique, car, on l’a compris, des tensions ne disparaîtront pas complètement. Mais elle laisse présager un avenir prometteur, la communication à nouveau possible entre les deux amants et une relecture positive des circonstances proposées par la vie de couple. Ce film court est avant tout une histoire d’amour, un hommage à la vie.