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​Le Syndrome du Cornichon de Géraldine Doignon

​Hélicotronc Production 2011

Shortcut

Synopsis :
Dan a 34 ans. Il croyait que la nostalgie, c’était un truc de vieux. Il avait tort. A 34 ans, il est déjà nostalgique de toutes ses années d’insouciance où il ne se posait pas de questions, où il se foutait de savoir s’il était heureux. Est-ce qu’il vivra à Bruxelles toute sa vie ? Est-ce qu’il sait pourquoi il aime celle qui partage sa vie ? Est-ce que veillir, c’est faire le tri et savoir répondre aux questions ? Dan avait une vie plus simple avant mais aujourd’hui, il sait de mieux en mieux qui il est.


Intention du réalisateur :
«Le syndrome du cornichon» est une comédie humaine à la première personne. Un film comme pourrait l’être un journal intime ou un carnet de bord, où l’on a accès à la pensée du héros. On est littéralement dans sa tête, dans son regard, dans sa réflexion, à la fois absurde et philosophique, tendre et décalée. On se retrouve au plus près de sa subjectivité grâce à un procédé purement cinématographique, simultané et complémentaire à l’image: la voix-off. Cela faisait longtemps que je pensais à cette forme particulière, longtemps que je voulais l’essayer sur un ton léger et humoristique.


«Le syndrome du cornichon», c’est avant tout le regard d’un trentenaire sur sa propre vie, les commentaires qu’il fait sur son monde, ses proches, les questions qu’il se pose à son âge, à ce moment précis de sa vie. J’ai moi-même la trentaine et les interrogations de Dan, le personnage pricipal, sont mes propres interrogations. Comme un alter ego masculin, je livre des réflexions personnelles mais que j’espère attachantes parce qu’humaines et ordinaires. Où en suis-je dans ma vie ? Dans ce lieu, cette ville, avec cette personne à mes côtés depuis des années, avec ce travail, ces amis, cette famille ? Ces questions, que je ne me posais pas plus jeune, s’imposent à moi aujourd’hui, prennent de la place et du sens, avec l’évidence que tout était plus simple avant. Mais, en même temps, elles me permettent d’avancer, de savoir de plus en plus et de mieux en mieux qui je suis. Même si je suis incapable de répondre à toutes, même si je suis loin d’avoir fini de m’en poser, continuer à s’interroger sur ce qui définit notre identité et notre bonheur, n’est-ce pas tout simplement être vivant, pleinement conscient et actif de sa propre histoire ?