KGS Supports

​Monsieur Etrimo de Isabel de la Serna

​Sherpah Video Projects 2012

Shortcut

Ynopsis :
Un plombier s’enfonce dans les entrailles d’un immeuble Etrimo. Il nous parle de la vétusté des installations, d’Etrimo, et de Jean-Florian Collin. Salle de la Madeleine, c’est la panique. Deux mille ménages se sont donné rendez-vous en octobre 1970 suite à l’annonce de la cessation d’activité d’Etrimo. Le bras automatique d’un tourne-disque vient se poser sur un 45t intitulé Etrimo-Waltz, composé en 1965 par « Jack Say » à l’occasion du 25è banquet annuel de la Sainte-Barbe. Décembre 69. Banquet des constructeurs de logement au Heysel. Remise du collier symbole de doyen d’honneur du travail au sénateur promoteur Jean-Florian Collin. Au son d’une valse, nous en apprenons plus sur notre phénomène urbanistique et social. Les témoignages se succèdent et se confondent à nos images d’archives. Jacques Bredael est notre fil rouge. Quarante ans après l’émission spéciale de la RTB consacrée à la cessation d’activité d’Etrimo, il nous guide au travers l’histoire étonnante de cette figure déchue du capitalisme belge : Jean-Florian Collin. Ce sont, parmi d’autres, Pol Mertens, Jean-Yves et Anne-Marie Collin, Madeleine Massar, son épouse de 1960 à 1970, ou le journaliste politique Frédéric François qui nous dressent le portrait de JFC et d’Etrimo. Nous passons en revue les étapes importantes de la vie du milliardaire ; son action sur l’urbanisme en Belgique, sa carrière politique, sa volonté sociale ; sa société, qu’il considérait comme une œuvre; enfin, la terrible chute. Le film se referme sur la valse Etrimo, le scandale de 1970, et sur notre couple de retraités, rencontré en cours de narration lors d’une assemblée de co-propriétaires. Il ne sait pas ce qu’est devenu Collin, « le pauvre » ; mais profite d’un repas sur sa terrasse Etrimo en cette jolie fin de soirée. Regardez cette vue ; nous dit-il, refermant une page de l’histoire socio-économique de la Belgique.


Intention du réalisateur :
Il est toujours compliqué de traiter un sujet “historique” avec modernité et inventivité. A partir d’un tel sujet et d’une matière aussi riche d’interviews, de témoins, d’archives, notre premier objectif est de trouver un traitement nouveau, plus moderne et beaucoup plus narratif que les sempiternels chevauchements d’entrevues filmées. {...}


Ces techniques et approches que nous comptons utiliser ne sont pas uniquement cosmétiques. En effet, notre but avéré est de rapprocher les jeunes générations d’un thème et d’une époque qui, sans ce type de mise en scène, pourrait paraître rédibitoire pour certains.