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​Electric Indigo de Jean-Julien Colette

​Cookies Films 2012

Shortcut

Synopsis :
Indigo, une jeune fille au parcours peu banal, retrace mentalement sa vie, depuis sa naissance jusqu’à l’événement qui l’amènera à s’émanciper. Elle grandit au sein d’une famille composée de deux pères hétérosexuels, Rubén, l’Espagnol, et Tony, l’Américain, unis par les liens d’un mariage "non charnel", qui avaient décidé d’élever ensemble leur fille, née d’une mère porteuse. Mais lorsque celle-ci décide de récupérer Indigo, les choses se compliquent…


Intention du réalisateur :
Par le biais de cette histoire, mon intention est d’aborder les dérives de l’éducation dans une société moderne et plurielle. Et l’idée de situer ce sujet dans un cadre peu commun m’est venue de Michel Foucault qui, réfléchissant à chaud, alors que le PACS n’était encore qu’un projet, avait imaginé que des unions puissent se fonder également sur le lien d’amitié, un peu pour se défendre contre le diktat de l’amour. J’ai décidé de traiter cette thématique à contre-pied et non de manière sociologique et naturaliste. Je ne suis pas intéressé par un énième débat du style Dossiers de l’écran (où, par exemple, l’on nous parlerait du combat d’un couple homosexuel qui parvient contre vents et marées à réussir le passage à la paternité), mais plutôt par le constat qui résulte de choix sincères que prennent des gens vivant dans le monde d’aujourd’hui. Electric Indigo rejoint les deux précédents courts métrages que j’ai coréalisés. Il s’agit toujours de sujets qui pourraient (ou même devraient) choquer certains spectateurs ─ le sexe et la mort au travers d’une relation filiale avec È finita la commedia, l’inceste au travers du désir avec Tabu ─, mais traités sur fond de comédie. Mon but premier n’étant pas de choquer, mais de provoquer la morale personnelle du spectateur et de le faire réfléchir par le rire.