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​Le Printemps de Bernard de M. Buchalski et T. Onillon

​Production: Les films du Nord 2013

Shortcut

Synopsis :
Bernard travaille à la patinoire municipale depuis toujours, mais il s’ennuie, et en plus il a froid. Un jour, une sculpture d’athlète en bronze sort de sa douche. Autour d’un plat de nouilles propice à toutes les confidences, ils se découvrent un rêve commun : partir à la mer.


Intention du réalisateur :
Bernard vit dans un monde « moderne ». Tous les objets qui l’entourent sont issus de l’industrie (voiture, canapé, table en formica, télévision...). La seule antiquité présente dans le film est la sculpture. Elle marque un contraste avec l’environnement de Bernard, que ce soit par rapport au style de l’architecture urbaine, ou des objets de son quotidien. Ce contraste entre l’antique et le moderne, l’artistique et l’industriel, l’extraordinaire et le banal et expressif. C’est un ingrédient qui vient donner une saveur au discours global du film.


Nous choisirons des décors et des objets aux lignes franches, tendues, et aux arrêtes marquées, souvent utilisées dans les designs des années 80. Nous trouvons que ce genre de formes symbolisent assez bien le « sorti d’usine », et que l’aspect brutal des arrêtes tranchées est complémentaire avec le vocabulaire du froid, de la glace et de l’hiver que l’on a développé.


Bien que nous choisissons des designs typés années 80, nous ne faisons pas un film d'époque. On ne cachera pas les voitures issues des années 2000 et les téléphones portables.


De même on essaiera au maximum de ne pas donner d'indices sur la ville où l'action se déroule (rien qui ne soit significatif de Paris ne doit être montré par exemple.)
On cherche en fait à ce que l'histoire ne soit pas marquée temporellement, ni géographiquement...