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​Osez la Macédoine de Guérin van de Vorst

​Wrong Men North SPRL Production 2013

Shortcut

Synopsis :
Dany(Ingrid Heiderscheidt) a la trentaine bien sonnée et n’attend plus grand(chose de la vie. Elle porte des trainings usés, boit des bières bon marché et vole des porte(monnaies à des vieilles dames dans des parcs publics. Elle est une «zonarde» de son quartier, le quartier de la gare, peuplé de clochards, de voleurs, et de marginaux en tous genres.
Dany est seule dans sa galère, jusqu’au jour où elle rencontre Mirko, un travailleur macédonien clandestin qui essaie de réchapper à la police.


Intention du réalisateur :
"Osez la Macédoine" sera un film sur la rencontre de deux solitudes. Sur le désenchantement d’une époque, sur le temps qu’on tue parce qu’on ne voit pas d’horizon. Un film sur les gens de la rue et leurs petites combines. L’idée est de faire un film qui fasse rire tout en reflétant la crise économique et sociale que l’Europe vit en ce moment. L’histoire d’une fille paumée qui va vivre une histoire d’amour malgré elle, dans une atmosphère de crise.”


“En tant que spectateur, j’aime être embarqué dans un univers particulier, avec des personnages aux caractères forts qui vivent des conflits intérieurs. A la vision de « Osez la Macédoine », je voudrais que le spectateur perçoive l’enfermement de Dany et son envie de s’ouvrir à Mirko. A la fin du film, il est important que le spectateur ait ri face aux maladresses de Dany. Il est aussi important qu’il soit triste de l’arrestation de Mirko, pour qu’il ait la conscience rafraîchie que l’épanouissement de chacun passe par l’Autre.”


“Quelqu’un a dit (sans doutes était(ce Cassavetes) « Tout film de fiction est aussi un documentaire sur ses interprètes. » Je réalise des films documentaires et des films de fiction et cette vérité est fondamentale pour moi. Pour qu’il y ait rencontre entre le spectateur et l’interprète, il est nécessaire que les plans durent dans le temps. Que le spectateur puisse s’imprégner des rythmes internes de l’interprète, qu’il puisse apprivoiser son image, qu’il ait le temps d’en « tomber amoureux ». Ma référence formelle est « Stranger than paradise » de Jim Jarmusch.”